De nos jours, les inégalités persistent dans le sport malgré les efforts fournis pour réussir à les vaincre. Ainsi, elles sont très présentes dans le haut niveau étant « l’excellence sportive » où les athlètes participent à des compétitions internationales comme les jeux olympiques, les championnats du monde et d’Europe.
Ces inégalités sont visibles depuis plusieurs années. Tout d’abord, les hommes ont pu y participer dès leur création en 1896 tandis que les femmes y ont eu accès pour la première fois en 1900. Puis des clichés circulèrent sur le fait que les femmes n’étaient pas considérées comme capables de participer à des sports physiques. Ils se disaient que ça pouvait aller jusqu’à être dangereux pour leur santé. Plus tard, une étude démontra que le sport a un effet bénéfique sur la santé des femmes, cela diminue le risque de maladies et donc de décès prématurés.
Au fur et à mesure des compétitions les femmes ont pu prouver leurs compétences et ont même battu des records. On peut citer Helene Madison, une américaine qui fut la première femme à nager en 1 minute 91.44 mètres aux jeux olympiques de 1932. Ou encore Maria-Teresa de Filippis, ayant participé à la course automobile « Grand Prix » en 1958. Ces deux personnes ne sont pas les seules à avoir participé à l’émancipation de la femme dans le sport elles ont été nombreuses.
Ces inégalités continuent, malgré les efforts, ce qui nous emmène traiter ce sujet toujours d’actualité. Cette année les jeux olympiques d’été se dérouleront à Rio de Janeiro au Brésil, un évènement symbolique qui récompense les sportifs. Dans cette compétition, les femmes y ont actuellement leur place, ce qui n’était pas le cas il y a 116 ans, preuve concrète qu’il y a eu une évolution.
De plus, beaucoup de stéréotypes sont appris dès l’enfance par la société. Cette socialisation agit aussi sur le sport, les filles vont plutôt pratiquer de l’équitation ou de la danse tandis que les garçons vont faire du football ou des sports de combats. Ces disciplines sont pourtant mixtes, mais il y a toujours des inégalités dès l’inscription.
Quelle est donc la place pour la médiatisation du sport féminin ? Ainsi nous verrons l’apparition du sport féminin, puis du constat et les améliorations possibles et enfin de la parité des salaires hommes/femmes liée à la médiatisation
Historiquement, le sport est un concept créé par l’homme et pour l’homme.
Pierre de Coubertin, le père du sport moderne, affirmait que le rôle des femmes aux jeux olympiques devait être avant tout de couronner les vainqueurs Le sport féminin quand à lui, est Présent dans certaines civilisations antiques comme en témoignent des vestiges archéologiques, il semble connaître une interruption au cours du Moyen Âge et surtout au cours des Temps Modernes.
Il réapparaît sous la forme de gymnastique au cours du xixe siècle. il faut attendre les Jeux Olympiques pour que le sport féminin fasse son apparition dans le programme olympique. Certaines disciplines sportives, notamment en compétition, connaissent une différenciation plus ou moins marquée entre femmes et hommes tandis que d’autres sports sont mixtes (équitation, double mixte au tennis ou au badminton, voile, korfbal) ou s’ouvrent progressivement à la mixité (relais mixte en biathlon aux Jeux Olympiques). Au xxie siècle, de très grandes disparités subsistent encore souvent dans le traitement des professionnalismes sportifs masculin et féminin.
2. Le commencement de la médiatisation du sport féminin
Il y a eu une évolution de la médiatisation du sport féminin.Personne aujourd’hui ne peut nier l’attractivité de l’image, de la médiatisation. Donner à voir du sport féminin, c’est, à la fois, valoriser l’engagement des sportives et donner envie à d’autres et surtout aux jeunes. Les femmes font maintenant plus de sport pour leur corps que pour leur santé, la discrimination et les réseaux sociaux attire les femmes à faire du sport. Prenons exemple du foot, les femmes sont de plus en plus active dans se domaine, mais les médias ne mettent pas assez en avant cette évolution. Tout les matchs de football homme sont diffusé sur des grandes antennes à des heures de fortes audiences. Hors depuis peu, les femmes commencent à être diffusée, mais sur des chaînes moins regardée et a des horaires à affluence moindre. La coupe du monde féminine 2019 a lieu en France et les médias français mettent en avant cette événement.
Cette année pour la première fois le ballon d’or féminin a été décerné à Ada Hegerberg. Les médias sont en constante évolution pour permettre au sport féminin d’être mis en avant.
1. Point de vue de la population et constat actuel
SEXE
AGE
Pensez-vous
qu’il y a des inégalités Homme/Femme dans le sport ?
Pensez-vous
que les médias mettent assez en avant le sport féminin ?
Vous intéressez-vous au sport féminin ? si oui lesquels ?
Quelles seraient les améliorations possibles selon vous ?
Homme
11
non
oui
oui,basket,handball et footbal
X
Homme
16
non
non
non
X
Homme
19
oui
non
non
Augmentation du salaire des femmes
Homme
28
oui
non
non
Augmentation des salaires des femmes et les mettre plus en avant
Homme
60
Moins qu’avant
non
Oui,escrime,judo et football
Donner d’avantage la parole aux femmes
Femme
14
oui
oui
Oui,football
X
Femme
25
oui
non
Oui,basket
Augmentation des salaires des femmes
Femme
44
non
oui
non
X
Femme
50
non
oui
Oui, natation
X
Femme
60
non
non
Oui mais moins lontemps que les hommes
( tennis)
X
Synthèse globale du sondage :
35% des personnes pensent qu’il n’y a pas d’inégalité Homme/Femme dans le sport
Donc 65%
pensent que oui.
55% des
personnes pensent que les médias ne mettent pas assez en avant le sport féminin
Donc 45%
pensent que oui.
35%
regardent du sport féminin donc 65% non.
Il y a que 2 améliorations possible selon les personnes interrogées :
augmenter le salaire
2. les mettre plus en avant en les interviewant ou articles
Les inégalités dans le sport ne sont pas qu’avec les sportifs mais aussi tout le travail administratif autour. Selon Catherine Louveau, sociologue, professeur en Staps à l’Université Paris-Sud. Les inégalités et les discriminations entre les sexes sônt partout dans le sport : accès à la pratique et aux diverses disciplines sportives, place dans le sport de haut niveau, accès aux postes de responsabilités, invisibilité ou présence dans les médias.
Cette inégalité se perçoit également dans l’effectif d’hommes et de femmes pratiquement les sports de hauts niveaux comme on peut le constater dans ce graphique.
Comme nous pouvons le constater il n’y a pas d’égalité au niveau de la proportion des deux sexes excepté dans la gymnastique et dans le hand-ball.
Même au niveau des rémunérations personnalisées, on peut même percevoir un degressement.
2.Les améliorations
Comme nous pouvons le voir sur ce graphique ci-dessous en l’espace de deux ans, entre 2012 et 2014 il y a eu une amélioration au niveau de la présence médiatique des sportifs entre les deux sexes.
Un sport en particulier a fait une grande avancée en terme de parité c’est le tennis. Dans ce sport les femmes n’ont rien à envier aux hommes.Notamment pour les salaires et la médiatisation.
Un évènements a jouer un rôle majeur pour le nouvel ère du monde du tennis.
En 1973, la championne américaine Billie Jean King, s’engage pour l’égalité des primes de match entre les hommes et les femmes. À l’époque Bobby Riggs, ancienne gloire du tennis des années 1940, misogyne et provocateur, ne cesse de clamer haut et fort la supériorité du tennis masculin sur le tennis féminin. Afin de prouver son raisonnement, il propose de jouer dans un match, jouant sur l’opposition entre les sexes : le macho contre la féministe, l’Australienne Margaret Court. Le retraité l’emporte facilement (6-2, 6-1) et se vante partout d’avoir enfin démontré la supériorité du tennis masculin. C’en est trop pour Billie Jean King, championne de l’époque , qui décide de relever le défi. La vraie « Bataille des Sexes » a donc lieu le 20 septembre 1973 dans l’Astrodome de Houston devant 30.472 spectateurs ; le match est suivi en direct par 50 millions de téléspectateurs américains (environ 90 millions dans le monde) ce qui constitue, encore à ce jour, la plus forte audience télévisée jamais enregistrée pour le tennis aux États-Unis.Elle l’emporte 6-4, 6-3, 6-3. Outre le fait de populariser le tennis aux États-Unis, ce match fantasque a crédibilisé le tennis féminin. Après la victoire de King, l’organisation professionnelle du tennis féminin (la WTA), créée quelques mois auparavant, gagne en autorité jusqu’à obtenir, dès l’US Open 1973, l’égalité des prize money entre les hommes et les femmes.
Les différences de rémunérations entre hommes et femmes restent considérables dans le sport de haut niveau. Faute de sponsors et de médiatisation très poussée, le sport féminin tarde à être reconnu et rémunéré à sa juste valeur.
Le football est l’exemple type des inégalités salariales, en effet il enregistre le pourcentage le plus élevé des inégalités de revenu avec un salaire moyen de 3 500 euros brut par mois pour les femmes hors primes alors que les footballeurs touchent en moyenne 12 000 euros par mois.
Mais il existe des évolutions dans l’inégalité des salaires dans le monde sportif cependant la discrimination envers les revenus des sportives de haut niveau reste présente car un facteur très important empêche une réelle évolution. Le problème est que l’écart des revenus ne se justifie pas que par des écarts de performances mais surtout par des différences de médiatisation. Les médias sont un des principaux facteurs des inégalités de revenus. De manière générale, en ce qui concerne les retransmissions sportives, le sport féminin ne représente que 7% de la médiatisation du sport. Il est vrai que l’on a observé une progression dans l’audience du football féminin ces dernières années mais cette évolution est controversée car en termes de droit de télévision, 600 millions d’euros sont consacrés à la ligue 1 masculine alors que seulement 150 000 euros sont consacrés à la ligue 1 féminine.
2.Couverture médiatique
Depuis de nombreuses années, la question de la représentation du sport féminin dans les médias est un sujet de réflexion des pouvoirs publics au même titre que la place des femmes dans les instances sportives et dans l’économie du sport et, plus largement, les conditions de la pratique du sport par les femmes.
Dans le cadre de ses missions consistant à accompagner et anticiper les évolutions de la société dans l’audiovisuel, sur le plan de la diversité, des droits des femmes ou encore de la santé publique, le Conseil supérieur de l’audiovisuel s’attache à la promotion du sport féminin à la télévision et la radio. Il suit en particulier avec attention la diffusion de compétitions sportives féminines et la place des femmes dans l’ensemble des programmes traitant de sport.
De plus en plus de chaines de télévision acceptent de diffuser certaines compétitions féminines.
On peut le constater avec notamment les chaines Eurosport et France 4, qui commence depuis quelques années à en diffuser. Ces chaines restent tout de même peu visionnées par les téléspectateurs car elles sont moins populaires que TF1 ou M6 par exemple. En 2014, France 4 comme Eurosport a renouveler son partenariat avec la Fédération française de football pour pouvoir retransmettre la coupe de France féminine et le championnat de France de D1 féminines.
En effet, en 2013 la chaine à rassembler près de 800 000 téléspectateurs pour la finale de la coupe de France, les spectateurs sont donc au rendez-vous. Des chaines donc qui montre l’exemple afin de réduire les inégalités avec les femmes. Cependant, 25% des compétitions féminines ont été retransmise contre 40% des compétitions masculines organisés sur une même période.
En 2016, jusqu’à 20 % des rediffusions sportives étaient consacrés au sport féminin, plus de 2 fois plus qu’en 2012. Chaque année, le CSA incite le paysage audiovisuel français à travers une opération de médiatisation.
Aujourd’hui, le sport féminin gagne en temps d’antenne, mais pas seulement le temps d’un week-end. L’opération de médiatisation mise en place depuis 4 ans, renouvelée en 2018 sous le nom de Sport féminin toujours, a lancé une dynamique :
la part consacrée au sport féminin à la télévision augmente : 7 % du volume horaire des retransmissions sportives à la télévision en 2012, puis 14 % en 2014 et de 16 à 20 % en 2016.
les téléspectateurs applaudissent : ils étaient 5,6 millions devant la finale de Judo « Femmes +78kg » lors des JO de Rio en 2016 ; 4,1 millions devant le France-Allemagne de la Coupe du monde de football féminin de en juin 2015.
les compétitions sportives féminines sont de plus en plus rentables pour les chaînes de télévision.
l’exposition de la pratique sportive féminine aide à son développement : entre 2007 et 2015, le nombre de licences sportives féminines a progressé de 20 % (contre 10 % pour les hommes).
3. Egalité dans certains sports
L’égalité salariale entre hommes et femmes est un combat qui date de très longtemps, sans doute encore plus rude sur le terrain du sport. Certaines disciplines sont en passe de le gagner.C’est le cas du tennis, où les vainqueurs féminin et masculin de Roland-Garros empochent la même somme (deux millions d’euros).
Voici quelques chiffres sur les primes des joueurs et joueuses de tennis dans les plus grands tournois ci-dessous, on remarque l’égalité au niveau des primes n’est pas respectée à 100%. Mais malgré tout ça reste le sport n°1 en termes de parité salarial
Le tennis est le premier sport à avoir instauré l’égalité salariale ; c’était à l’US Open en 1973. Soit trois ans seulement après que la pratique du football ait été autorisée pour les femmes – c’est peu dire l’avancée du monde du tennis sur les autres sports ! Cette année-là, la championne australienne Margaret Court a reçu le même chèque de 25.000 dollars que le champion du tournoi masculin John Newcombe.
On parle de « prize money » la part des prix dans certains sports quand la parité « salariale » est équitable. Comme au tennis, l’athlétisme et la natation sont des disciplines où les plus importantes compétitions masculines et féminines se déroulent en même temps. Ce qui explique que les chiffres des »prize moneys » soient identiques. En athlétisme, lors des derniers championnats du monde, à Pékin en 2015, chaque médaillé d’or a reçu 60 000 dollars, sans distinction de sexe.
Même chose en ce qui concerne la « Diamond league ». Le vainqueur d’une épreuve a perçu 10 000 dollars, et celui ou celle qui a remporté une des Diamond Races a obtenu en plus 40 000 dollars. En natation, terminer premier (ou première) du classement général de la coupe du monde a rapporté 100 000 dollars en 2015.
Egalement en patinage artistique où la parité a également été respectée notamment pendant la coupe du monde de 2015, avec 45 000 dollars pour les médaillés d’or hommes et femmes.
Pour conclure, la médiatisation du sport féminin est réduite par rapport à la médiatisation masculine. Pour commencer la médiatisation du sport féminin a commencé tardivement par rapport à celle masculine. Les médias ont par la suite accentués la mise en avant des femmes avec la coupe du monde féminine diffusée sur la télévision et un premier ballon d’or distribue récemment.
La majorité de la population a remarquée et est au courant de cette inégalité. Et pas seulement médiatiquement mais aussi au niveau des salaires et des aides distribuées aux sportifs. Mais des améliorations sont faites au niveau couverture médiatique même si la parité n’est pas optimale. La couverture médiatique joue un grand rôle pour tous ce qui est des rémunérions des sportifs. Mais des améliorations sont faites comme dans certains sports comme par exemple le tennis qui est l’un des sports où la parité salariale entre les hommes et les femmes sont quasiment égales.